Les chevaux sont différents des autres herbivores, ils ne possèdent qu’un seul estomac. Ils sont donc qualifiés d’herbivores monogastriques. Leur appareil digestif est composé principalement d’un estomac, d’un intestin grêle et d’un gros intestin bien développé qui constitue 60% de la totalité. Par conséquent, la digestion des équidés diffère des autres herbivores.
Le cheval consomme entre 3 et 4 repas par jour. Il consomme des proportions adaptées à ses besoins plusieurs fois dans la journée. Son tube digestif est prédisposé à ce rythme. De cette manière, les aliments sont mieux digérés.

Une digestion en deux étapes

La digestion se fait en deux étapes: d’abord, les aliments subissent une action enzymatique des différents sucs comprenant l’estomac et l’intestin grêle. Puis, ces aliments sont exposés à une digestion microbienne via la flore microbienne qui se trouve dans le gros intestin.
Bien que les équidés soient des herbivores monogastriques, ils se comportent par moment comme les herbivores polygastriques. En effet, leur deuxième phase de digestion via la flore microbienne est similaire à celle des autres herbivores (ruminants).

Comment se déroule la digestion enzymatique ?

La digestion commence par la bouche, à savoir par la cavité buccale du cheval. C’est là où s’opère l’humidification, l’ingestion, ainsi que la fragmentation des aliments. Au cours de la mastication, les aliments sont détruits par les enzymes retenus dans la salive. La salive couplée aux aliments permet de les attendrir, favorisant ainsi leur introduction dans le tube digestif.
Un cheval produit presque 50 litres de salive par jour, cette dernière permet de contrôler l’acidité contenue dans l’estomac.
Ce sont les enzymes contenues dans la salive, dans le suc gastrique et dans les sucs intestinaux qui laissent les chevaux puiser dans les glucides, les protéines, les lipides ainsi que les vitamines et minéraux qui leur sont nécessaires. Les jeunes pousses herbacées, riches en azote non élaboré, n’augmentent que légèrement leur métabolisme.

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En quoi consiste le mécanisme de la digestion microbienne?

La digestion microbienne intervient après la digestion enzymatique. Au cours de cette digestion, c’est la flore intestinale qui assure la fermentation microbienne des aliments. Cette dernière se compose de l’ensemble des micro-organismes contenus dans l’appareil digestif. La flore intestinale contribue à la défense immunitaire de l’organisme et va œuvrer à l’absorption des substances cellulosiques contenues dans les aliments.
Cette absorption cellulosique montre que les chevaux ont la capacité de s’adapter aux proportions qui leur sont distribuées. Si les aliments sont doux et facilement ingérables, le cheval n’aura pas de problèmes à les avaler. De même, si les aliments sont riches en fibres, le cheval réussit tout de même à les absorber grâce à sa flore microbienne.

Quel est l’intérêt des fibres végétales ou cellulose ?

Parmi les substances alimentaires les plus difficilement absorbables, on distingue les fibres. Ces dernières sont indispensables à l’organisme du cheval et lui permettront d’avoir un bon transit. La cellulose est le composant principal de la paroi des cellules végétales.
A l’opposé des omnivores, les chevaux ont cet avantage de pouvoir assimiler les fibres grâce à leur flore intestinale. La digestion microbienne de la cellulose apporte aux équidés une grande partie de son énergie. En réalité, les chevaux ont besoin de 15 à 18% de cellulose dans leur proportion journalière. Cette dernière contribuera à leur croissance. En effet, les fibres constituent des éléments essentiels dans l’alimentation des chevaux.