Nourrir son cheval n’est pas une tâche évidente car celui-ci possède une particularité. C’est un herbivore monogastrique, c’est à dire qu’il a une seule poche gastrique, par opposition aux ruminants, qui en ont quatre. Son alimentation diffère donc des autres herbivores. Le cheval est un animal très sensible. Par conséquent, il faut être prudent quant à son alimentation et bien se renseigner avant de pouvoir le nourrir.
Mettons donc le point sur les éléments essentiels à connaître pour bien nourrir son cheval afin d’échapper aux troubles digestifs.

Quels sont les besoins d’un cheval ?

L’alimentation du cheval est assez particulière. En effet, celui-ci se nourrit de différents types d’aliments à savoir de l’eau, du foin, des aliments traditionnels (avoine, orge..) et des aliments industriels (les granulés et les floconnés, sources de vitamines et essentiels à la bonne santé du cheval). Cette alimentation diversifiée et de qualité lui permet de rester en bonne santé.
De plus, il faut savoir que le cheval passe la moitié de sa journée dans la nature, soit 12 heures, à brouter. Cependant, l’alimentation du cheval n’est pas constituée que d’herbes et doit être complétée par d’autres aliments qui sont primordiaux à sa survie et au maintien de sa santé.

En moyenne, dans la journée, le cheval a besoin de :

Eau : 20 à 80 litres par jour ;
Protéines : besoins mesurés en MADC (matières azotées digestibles) ;
Matière sèche : 2 kg/100 kg de poids vifs ;
Énergie : besoin en énergie mesuré en UFC ;
Fibres (17% de sa ration) : besoin en fibres mesuré en CB (cellulose brute)
Lipides ;
Minéraux et Vitamines.

La quantité de nourriture n’est pas un élément négligeable. Pour bien nourrir son cheval, il est indispensable de respecter les quantités qui lui sont nécessaires. Dans le cas où la quantité est insuffisante, le cheval peut risquer des troubles digestifs, des coliques, des brûlures d’intestins ou encore des ulcères gastriques. L’alimentation du cheval dépend également de son activité, qui est un paramètre influent. Un cheval de course aura une alimentation différente d’un cheval de loisir.
Un cheval de course pratique un sport hippique et a besoin de plus d’énergie pour mener à bien ses courses et donc beaucoup plus de rations qu’un cheval de loisir.







Quand et comment répartir ses rations ?

Le cheval a certes besoin de se nourrir en grandes quantités chaque jour, mais ce dernier ne rumine pas et ne vomit pas, contrairement aux autres herbivores. Il possède un estomac assez fragile, il est donc préférable de diviser sa ration journalière en 4 ou 5 repas. S’il est amené à ingurgiter un repas trop volumineux, ceci pourra lui provoquer des ballonnements et des troubles de l’appareil digestif, ce qui peut être dangereux pour sa santé. Le fait de fractionner sa ration journalière lui permettra de mieux assimiler les aliments et d’avoir une meilleure digestion. Sachant que son estomac est de petite taille, si la quantité d’aliments dépasse sa capacité, le temps de transit sera réduit. Afin que le cheval puisse bénéficier d’une digestion optimale dans le gros intestin, il faut que la digestion gastrique soit plus rallongée.
De même que l’être humain, le cheval doit se nourrir à des heures ponctuelles. Son horloge biologique lui permet d’être métaboliquement prêt avant chaque repas. De ce fait, son métabolisme se régule et lui permet d’anticiper les différentes sécrétions digestives. Ainsi, il est important de nourrir convenablement son cheval et de façon fractionnée pour lui assurer un bien être biologique et psychologique.

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Comment alterner nourriture et travail ?

Il faut distinguer l’heure du repas du cheval et son temps de travail sans oublier qu’après un repas, le cheval aura besoin d’un moment de répit pour bien digérer. Il ne faut absolument pas qu’il enchaîne directement après le travail. En ce qui concerne le cheval de course, afin qu’il puisse réaliser une bonne performance, son appareil digestif ne doit pas contenir beaucoup d’aliments. Par contre, il doit disposer d’assez d’énergie afin de réaliser les efforts nécessaires. Donc, avant de fournir ces efforts, le mieux serait de lui fournir les bons aliments qui lui donneront l’énergie nécessaire. Les rations conférées au cheval ne peuvent être déterminées que par un professionnel à savoir un vétérinaire ou un spécialiste en la matière.
Voici donc quelques précautions et informations que vous devez savoir sur le cheval et son alimentation afin d’assurer son bien-être. Renseignez vous avant de vous y mettre.
PS : Sa nourriture ne doit pas être déposée directement sur un sol sableux, ou sur un sol nu. Faute de quoi, il peut avoir des coliques de sable.